Quel prix pour un chauffe-eau solaire ?
Parmi les applications de l’énergie solaire, le
chauffe-eau solaire représente l’utilisation domestique la plus répandue et, en même temps, la plus simple à mettre en œuvre. Cette facilité ne signifie pas pour autant performance moyenne puisqu’un chauffe-eau, bien choisi et bien installé, peut fournir de 50 à 70 % de l’eau sanitaire, soit une économie équivalente en consommation d’énergie facturée…
Choisir un système adapté à ses besoins.
Le modèle et le dimensionnement de votre chauffe-eau doivent être bien calculés. La configuration de l’habitation a aussi son importance.
Parmi les trois types de chauffe-eau solaire, le monobloc est le plus économique mais le moins performant. Le principe est de fixer capteurs et ballon sur un même châssis. La faiblesse de ce système tient au fait que l’eau du ballon, exposé à l’extérieur, refroidit relativement rapidement. Plutôt adaptés aux toits en terrasse, les monoblocs sont recommandés pour les maisons de vacances bien ensoleillées, moins pour les résidences principales, consommatrices constantes.
Le chauffe-eau thermosiphon, plus efficace, utilise le mécanisme de l’élévation naturelle de l’eau chaude. Le ballon doit être placé au-dessus des capteurs et la circulation de l’eau chauffée s’effectue sans besoin de pompe. La contrainte architecturale est de disposer d’un espace, grenier par exemple, où le ballon peut être placé au-dessus, et à l’abri, des capteurs placés sur le toit. Ils peuvent aussi être fixés au sol et l’emplacement du ballon en surélévation est alors plus facile à trouver. La simplicité du système, plutôt performant, entraîne peu d’entretien et aucun risque de panne.
Pour pallier aux inconvénients précédents, le système du chauffe-eau à pompe électrique est la solution la plus complète. Capteurs et ballon, qui peut être placé où l’on veut, sont séparés et l’eau est propulsée par une pompe électrique, ce qui permet de réguler la circulation en fonction des besoins en eau chaude. Plus complexe, plus cher, mais plus efficace que les autres types, le chauffe-eau à pompe est le plus répandu parmi les solaires.
Outre le choix du système, le dimensionnement des capteurs et du ballon doivent être bien étudiés. Votre consommation, tout comme les moyennes d’ensoleillement de votre maison, déterminent ces mesures. Un recours intense au système d’appoint ou, au contraire, un investissement injustifié seraient les conséquences d’un mauvais calcul. Difficile d’établir une moyenne significative, puisque les besoins sont variables et les taux d’ensoleillement encore plus, mais la base s’établit autour de 1 à 1,5 m² de capteurs et 50-100 l par personne.
Prix et contraintes du chauffe-eau solaire.
Puisqu’un chauffe-eau solaire ne peut assurer seul l’alimentation en eau chaude, un système d’appoint est indispensable.
Le relais électrique, au moyen d’une résistance qui, à l’intérieur du ballon, chauffe l’eau si nécessaire, est pratique mais coûteux à l’usage si vous y recourez beaucoup, en raison du prix de cette énergie. Si vous disposez d’une chaudière, à gaz, au fuel ou à bois, celle-ci représente un système évident d’appoint efficace qui a l’avantage de la cohérence entre votre type de chauffage de l’habitation et de l’eau sanitaire.
Le choix et l’installation d’un chauffe-eau solaire sont affaires de spécialistes, en particulier pour la bonne orientation des capteurs et l’emplacement du ballon. Pour un bâtiment existant une déclaration de travaux en mairie est nécessaire, tandis que le permis de construire d’une habitation neuve doit inclure le chauffe-eau solaire.
Le prix se situe de 1500 à 4500 € HT pour le matériel et 1200 à 1500 € HT pour la pose, avec une TVA de 19,6 % s’appliquant pour les habitations neuves et de 5,5 % pour celles de plus de deux ans. A titre d’exemple, pour une famille de 5 personnes, pour un ballon de 300 l et 5 m² de capteurs, avec pompe et relais électriques, compter dans les 5 300 € HT, pose et matériel inclus.
Depuis le 1er Janvier 2012, le crédit d’impôt de 38 % des dépenses engagées ne s’applique qu’au matériel TTC, pas à la pose, plafonné à 16 000 € pour un couple et 400 € par enfant à charge. Certaines régions accordent des aides pour ce type d’installation.